Benoît Hamon a
réagi le 31 décembre aux vœux du candidat sortant et présenté les voeux du PS aux Français.
La réaction de Benoît Hamon
Ce soir, c’est d’abord la fête pour des millions d’entre vous.
C’est aussi une soirée que beaucoup d’entre vous passeront sans doute seuls, ou une nouvelle nuit de travail, de garde ou d’astreinte pour bien d’autres. Quelle que soit la soirée que vous allez passer ce soir, que ce soit une nuit calme ou animée, je vous souhaite, au nom du Parti socialiste, une bonne et heureuse année 2012.
Je vais réagir en quelques mots aux vœux de Nicolas Sarkozy, Président de la République sortant et désormais candidat de l’UMP à l’élection présidentielle.
Cela ne fait pas beaucoup de différence avec le passé, mais au moins maintenant c’est officiel.
Il s’agissait ce soir des derniers vœux du quinquennat de Nicolas Sarkozy : c’est l’occasion d’un bref bilan. Nicolas Sarkozy prétend protéger les Français : jamais un Président de la
République n’aura autant maltraité les Français pour protéger une minorité.
Depuis cinq ans que Nicolas Sarkozy nous adresse ses vœux comme Président de la République :
- il y a un million de chômeurs de plus inscrits à Pôle emploi, et ce n’est pas fin janvier, avec un sommet social, qu’on peut rattraper un quinquennat raté sur l’emploi
- 75 milliards d’euros de cadeaux fiscaux ont été distribués aux plus riches
- c’est la TVA qui augmente pour vous alors que 300 000 contribuables ne payent plus l’impôt sur la fortune
- la dette s’est alourdie de 612 milliards d’euros
- et 337 000 personnes de plus sont passées sous la barre du seuil de pauvreté.
La crise financière provoquée par des marchés irresponsables a percuté ou menace les conditions de vie d’une grande majorité d’entre vous. Et ces marchés ont toujours faim, et pour les
rassasier,
- Nicolas Sarkozy leur a donné votre retraite – aujourd’hui vous devrez avoir 67 ans pour partir à la retraite à taux plein ;
- il leur a donné votre santé – le prix des mutuelles a augmenté, la liste des médicaments qui ne sont plus remboursés a explosé, et l’hôpital public traverse une crise sans précédent.
- il leur a donné 70 000 postes de professeurs ;
- il leur a donné 13 000 postes de gendarmes et de policiers.
Alors puisque Nicolas Sarkozy est candidat à un second mandat, qu’il est donc candidat à continuer sa politique, l’enjeu pour 2012 est simple :
on continue, ou on espère ? on continue, ou on se retrouve ? on continue, ou on se rassemble ?
on continue, ou on change ?
Le moyen pour changer, c’est que vous repreniez le pouvoir. Et le moyen de reprendre le pouvoir le voici, c’est de porter la gauche et François Hollande à l’Elysée.
Mes chers compatriotes, le changement, c’est maintenant.